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6 mai 2024

Je regarde « Vingt et un rubis »

Sur la qualité artistique et cinématographique de l’œuvre, je laisserai Mirel Palada nous donner son avis autorisé.

Sur l’histoire… je peux seulement dire qu’elle est fortement romancée. Excessivement même !

La réalité roumaine est bien plus noire que ce que le réalisateur tente de saisir.

Bien, bien plus noire… et cela seulement d’après ce que je sais, et je suis loin d’embrasser l’ampleur des ténèbres de la société roumaine.

« LA VIE DÉPASSE LE FILM » est ma seule conclusion (provisoire).

Post-scriptum :

Luluța présidente !

Au lieu de rester trois heures devant l’écran, mieux valait nous le dire dès le début en trois secondes.

Jusqu’aux dernières minutes j’aurais dit que c’était un film procureur-culte… non, c’est seulement du Kövesi-culte.

Au risque d’être lapidé sur la place publique, je dirai sincèrement mon avis (bien qu’on m’ait sagement conseillé de ne pas le faire), comme je l’ai toujours fait : faible, très faible ! Le seul moment remarquable a été celui de la discussion entre le personnage interprété par le maître Vișan et la « procureure héroïne ». C’est tout !

Vous pouvez maintenant commencer le récital d’injures.

Post-post-scriptum : le comble est que le film ne saisit même pas partiellement les problèmes de l’Église.

La simonie généralisée est connue depuis des décennies… mais il y en a d’autres que je connais moi aussi, qui ne suis pas prêtre. Apprises certes de prêtres et d’anciens séminaristes, mais certaines bien, bien plus noires que celles montrées dans le film. Avec noms et prénoms, avec lieux, avec dates… mais je ne les dirai jamais !

Pourquoi ?

Parce que l’Église, ce ne sont pas les hiérarques, comme la Roumanie, ce ne sont pas les « dirigeants » et les politrouks.

L’Église, c’est nous ; la Roumanie, c’est nous.

Raison pour laquelle je ne pourrai jamais jeter des eaux sales sur tout le peuple croyant et/ou roumain à cause de quelques ordures qui siègent provisoirement à la tête des Institutions « représentatives ».

Il y a là une limite extrêmement fine, une distinction fondamentale qu’il faut faire… l’opération de séparer l’acte de justice sociale de celui de désacralisation et de souillure de l’Église doit être faite *suaviter magno cum ingenio*, le risque de pousser le peuple au scandale et à l’égarement en des temps si troublés étant immense.

Et 21 Rubis, hélas, n’a pas su le faire ! En revanche, il a fait campagne pour Kövesi…

Dommage !

Post-scriptum via Manuela Hărăbor : « Une saleté néomarxiste. Et un film raté du point de vue cinématographique, extrêmement mal réalisé. Le dénigrement de l’Église orthodoxe fait partie de l’agenda progressiste. Le fait qu’il ait été tourné en deux périodes, il y a six ans et l’an dernier, sur un nouveau scénario qui se voulait la suite du premier, en dit long. Le financement important est venu l’an dernier ; je ne me demande même pas d’où, car c’est évident. Personnellement, j’ai honte de m’être laissé abuser au point de faire partie de la distribution. »

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