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17 septembre 2022

De l’honneur, des principes et de la nécessité d’être conséquent avec soi-même

Hier, en qualité de président de la Coalition pour la Nation, j’ai publié un communiqué protestant contre la censure et la discrimination instituées par le gouvernement de la Roumanie par l’entremise de hauts fonctionnaires de celui-ci.

Comme il était naturel, j’ai condamné la déclaration officielle du ministère des Affaires étrangères faite par son représentant, Ovidiu Raetchi, par laquelle était interdite la participation d’un citoyen à un débat organisé par une ONG, et cela en raison des différences d’opinion que ce citoyen a par rapport à la position politique du ministère des Affaires étrangères.

Autrement dit, le MAE, au plus haut niveau, a discriminé un citoyen roumain en limitant son droit à la libre expression au motif que cette personne a des opinions non « politiquement correctes », contraires à la position officielle de l’État roumain.

Je sais, nous nous sommes habitués à la censure, devenue hélas un fait banal. Mais jusqu’ici la censure venait d’institutions privées, du genre Facebook, la presse, la télévision. Jusqu’ici la Censure n’était pas un acte officiel, même si elle était tacitement ou discrètement imposée par l’État.

Depuis avant-hier, la Censure est devenue une politique officielle d’État, promue publiquement et sans voile par le ministère des Affaires étrangères lui-même, là où la diplomatie et l’élégance devraient revêtir toute forme de manifestation.

Eh bien non !

La censure et la discrimination sont exhibées sans gêne et sans voile depuis le sommet de l’État roumain.

Ce qui a imposé notre réaction, celle de la CpN ! Une réaction officielle, ferme et claire à la position officielle du MAE et implicitement de l’État roumain, une réaction par laquelle nous avons demandé la démission du politrouk Ovidiu Raetchi, celui qui a affirmé publiquement qu’il « suit le SRI », mais aussi du ministre Bogdan Aurescu, qui a permis et/ou n’a pas sanctionné immédiatement un dérapage aussi grave de l’un de ses subordonnés.

Cette réaction avait pour but la défense des principes et des valeurs que nous défendons depuis des dizaines d’années : la liberté et la dignité du citoyen roumain, quel que soit son nom.

J’ai été surpris que beaucoup de nos abonnés, certains déclarés soutiens et volontaires de la Loi de Souveraineté, aient bondi comme piqués par cette déclaration.

La raison ?

Le citoyen censuré et discriminé est le professeur Adrian Severin. Et le fait qu’Adrian Severin ait eu une condamnation sous le régime sécuristo-kovesiste semble le rendre indigne de notre protection, voire légitimer tout abus de l’État, tout acte de censure et de discrimination auquel il est soumis à présent, des années après avoir purgé sa peine, que celle-ci ait été juste ou injuste.

Et cette situation, cette position de certains de nos concitoyens, me paraît plus révoltante que la discrimination et la censure dont je parlais plus haut, d’autant plus qu’elle vient de ceux avec qui nous luttons sur la même barricade contre l’État abusif et antidémocratique.

Voilà pourquoi je dois clarifier certains aspects :

Nous défendrons les droits et les libertés de tout citoyen roumain, quel que soit son nom et quoi qu’il ait pu faire ou dire par le passé.

Nous protesterons contre tout abus de l’État roumain commis contre tout citoyen, quel que soit celui qui se trouve à la tête de l’État roumain.

Nous reconnaîtrons les mérites de tout citoyen roumain, quels que soient ses péchés et ses erreurs, de même que nous demanderons la sanction de toute faute et prierons pour le pardon des péchés de tout citoyen, quels que soient son nom ou ses qualités.

Nous resterons constants à montrer et à condamner les abus et les crimes du monstrueux régime basisto-kovesiste, la racine du mal en Roumanie.

Nous resterons reconnaissants envers toute personne qui nous aide et nous ne laisserons personne de notre équipe en arrière.

C’est pourquoi, restant fidèles à nos propres principes et valeurs, nous agirons en conformité avec eux, quels que soient les risques et les « pertes collatérales » d’image que cela puisse supposer.

Le fait que nous faisions de la politique depuis un mois ne nous a pas transformés en opportunistes démagogues dépourvus de valeurs et de principes.

Et cela ne nous transformera jamais.

Nous resterons cloués à nos principes, même si cela nous expose et nous attire l’opprobre de certains dans la société, et même si certains soutiens seront peut-être prêts à nous déchirer pour cela.

Et nous resterons constants pour la simple raison que c’est de cela que la société a besoin aujourd’hui : constance dans les principes, honneur, confession de la vérité et courage dans la défense des valeurs… jusqu’au sacrifice.

Quant au « sujet sensible » dont le nom ou la présence enflamme toute discussion publique, quant à monsieur le professeur Adrian Severin, ma position personnelle, qui n’engage pas le parti, reste inchangée : un professionnel accompli, qui fut mon professeur, un homme d’une intelligence éclatante qui a purgé sa peine pour un fait pénal dont il a été condamné par le régime criminel basisto-kovesiste, et qui est aujourd’hui un citoyen jouissant de ses pleins droits civiques.

Enfin, et ce n’est pas le moindre, monsieur le professeur Adrian Severin a été l’un des rares professionnels à avoir apporté une contribution active et importante à #LaLoiDeSouveraineté.

Et pour cela je lui resterai toujours reconnaissant.

Et, en dépit de tout ce qui précède, le communiqué d’hier n’était pas sur Adrian Severin ni en défense d’Adrian Severin !

Mais en défense des principes et des valeurs auxquels je crois et auxquels nous croyons tous à #LaCoalitionPourLaNation.

Et ces valeurs et ces principes ne seront pas négociables.

De même que les droits et les libertés de tout citoyen roumain ne peuvent être conditionnés par son nom, son statut social, ses convictions ou même son passé.

Et ces positions resteront non négociables et inchangées, quels que soient les risques ou les coûts.

#PourLaNation

#JusquAuBout

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