29 mars 2022
Le besoin d’ennemi
La société occidentale, dont nous faisons partie, fonctionne du point de vue émotionnel et intellectuel exclusivement en système binaire. Nous avons A ou non-A, un point c’est tout. Cela à la différence du Proche-Orient, qui synthétise et réduit tout à A, ou de l’Extrême-Orient où l’Indien, par exemple, est « conçu » pour penser selon le tétralemme : A ou non-A, A et non-A, ni A ni non-A.
Le dualisme est une constante du psychisme occidental ; seulement, au lieu que cette caractéristique de notre manière de penser se raffine, s’élabore, nous glissons depuis des décennies d’un dualisme cartésien dans un bogomilisme de manele.
Ce que nous vivons aujourd’hui illustre parfaitement ce que je viens de dire.
Car la société occidentale, dont le deuxième trait essentiel est le caractère guerrier et expansif, nous montre aujourd’hui que, dans un monde qu’elle a envahi économiquement et culturellement en le « globalisant », elle est tombée en panne de carburant : elle est tombée en panne d’ennemis !
Autrement dit, nous manquons cruellement de non-A.
D’où le besoin constant de découvrir toujours de nouveaux ennemis, visibles et invisibles ! Sans eux, le monde occidental succomberait, imploserait par manque manifeste de consistance intellectuelle et spirituelle, à la suite de l’autodestruction du seul élément qui donnait à l’Occident substance et sens, et je veux dire ici bien sûr le christianisme.
Mais revenons aux ennemis. Que pourrait encore rassembler et discipliner une population en dissolution intellectuelle, morale et sociale, sinon « l’Ennemi » ? Comment pourrait-on contrôler absolument une telle population sinon en lui disant que « l’Ennemi est proche ! », « l’Ennemi écoute ! »… ou, comme les chanteurs de manele : « Mes ennemis m’en veulent… »
C’est pourquoi la société occidentale est en Quête d’ennemis ! L’autre jour, le Secrétaire général de l’OTAN nous disait de nouveau que « l’Ennemi est proche »… enfin, il n’a pas pu préciser quel est le péril, de quoi nous sommes menacés, mais il est clair que cet ennemi existe : est-ce la Chine, est-ce la Russie, sont-ce les deux ? Cela n’a même pas d’importance ! L’essentiel est que nous ayons un ennemi. À quoi bon être « Alliés » et payer des centaines de milliards en armements sans ennemi ? « La vie serait un désert »…
Mais si les militaires ont besoin d’un ennemi visible, identifiable (jusqu’à ce qu’ils annoncent l’imminente invasion extraterrestre, bien sûr !), pour les politiciens et pour le Deep State l’Ennemi doit rester invisible : les terroristes (moins nombreux aujourd’hui), et surtout les virus ! Des virus qui transforment en ennemi le prochain sans masque, non vacciné, indiscipliné ! Aujourd’hui, depuis la plandémonie, nous vivons dans un monde de près de 8 milliards d’ennemis ! Que pouvaient-ils trouver de mieux pour nos esprits et nos âmes étroits et tordus ?
C’est pourquoi je crois assez probable une « quatrième vague » vers septembre-octobre, mais peut-être aussi une COVID-24… qui sait ?
À quoi bon tout ce que je viens de vous dire ?
À rien ! Sinon à comprendre que « l’Ennemi est proche et écoute »… parce que cet ennemi se cache au-dedans de nous : c’est notre manière d’être et de penser… tant que nous n’aurons pas vaincu ce terrible Ennemi, nos maîtres et nos Véritables ennemis continueront de nous chanter des manele sur les ennemis… et nous les croirons ! et nous nous haïrons à mort !
''(Un texte plus ancien de moi, du 15 juin 2021, toujours d’actualité hélas, dont je remercie Mme Mariana Alecu de me l’avoir rappelé.)
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