14 avril 2021
Officiellement, nous sommes en dictature
« Les gouvernements des pays d’Europe centrale et du Sud-Est se sont servis de la pandémie pour renforcer le contrôle sur les systèmes de justice, pour restreindre les libertés des citoyens et pour discriminer davantage encore les communautés marginalisées, affirme le rapport d’Amnesty.
Bien souvent, les gouvernements ont visé ceux qui ont critiqué la manière dont ils ont géré la pandémie de COVID-19.
La Roumanie est l’un des pays dont les gouvernements ont abusivement utilisé la législation existante et la législation nouvellement adoptée pour réduire la liberté d’expression des citoyens.
La pandémie commencée en 2019 a vu un accroissement du contrôle de l’État sur la justice et les médias et a mis en danger les minorités déjà soumises à un certain degré de discrimination en Europe centrale et du Sud-Est, a déclaré l’organisation internationale de surveillance des droits Amnesty International dans son rapport annuel publié lundi, écrit BalkanInsight.
La secrétaire générale d’Amnesty, Agnès Callamard, a déclaré dans un communiqué de presse : « La COVID-19 a brutalement exposé et aggravé les inégalités tant à l’intérieur des pays qu’entre eux, et a mis en lumière le mépris stupéfiant de nos dirigeants pour notre humanité commune. »
Le rapport, « La situation des droits humains dans le monde », qui couvre 149 pays, dit que les gouvernements « ont pris des mesures insuffisantes pour protéger les journalistes et les lanceurs d’alerte, y compris les personnels de santé, visant parfois ceux qui ont critiqué la façon dont le gouvernement a abordé la pandémie de COVID-19 ».
Cela s’est produit dans plusieurs pays, dont l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Hongrie, le Kosovo, la Pologne, la Serbie et la Turquie.
Les gouvernements de pays tels que la Bosnie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Russie, la Serbie et la Turquie ont « utilisé abusivement la législation existante et une nouvelle législation pour réduire la liberté d’expression ».
La plupart des pays d’Europe centrale et du Sud-Est ont connu des problèmes de liberté de la presse, et des journalistes d’investigation du Kosovo ont subi menaces, insultes et agressions, précise le rapport… »
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