28 septembre 2020
Et pourtant… pourquoi, nous Roumains, sommes-nous si épris de l’étranger ? Si xénophiles et si roumanophobes ?
Pourquoi le fait de ne pas être citoyen roumain ou de ne pas avoir d’origines roumaines confère-t-il un avantage *ab initio* dans toute compétition électorale ou non électorale ? Pourquoi Clotilde ? pourquoi Fritz ? pourquoi Thuma ? ou pourquoi Iohannis, pourquoi Orban, pourquoi Hellvig, pourquoi Siegfried ? D’où vient cette volupté perverse de la majorité à choisir des gens qui non seulement n’éprouvent aucune sympathie pour toi, l’électeur, mais qui te méprisent profondément, comme le font la plupart des Allemands, des Français et des Occidentaux en général ? Pourquoi « un pays comme à l’étranger » est-il le projet national de la Roumanie, ou pourquoi, bien que nous ne soyons ni les plus pauvres ni les plus opprimés, avons-nous le plus grand exode de population après un pays en guerre comme la Syrie ?
Pourquoi ?!?
Est-ce l’effet de la « révolution informatique » et des « réseaux sociaux » sur les jeunes générations ou les moins jeunes ; est-ce la conséquence sur le plan politique de ce monde de Glam et de silicone où nous voulons copier n’importe quoi et n’importe qui, seulement pour cacher le vide de nos esprits et de nos âmes ?
Ou est-ce qu’après ’90 les nouvelles générations ont été éduquées de façon politiquement correcte par ceux qui furent formés dans les fondations Soros pour une « société ouverte », où l’on nous a dit que ce que nous sommes et la manière dont nous sommes est erroné et qu’il faut copier des modèles d’importation ?
Ou peut-être la cause vient-elle de plus loin, des années d’avant la « révolution », quand dans les années ’80 les enfants que nous étions se faisaient des idoles des héros hollywoodiens et des bibelots des canettes de Coca-Cola ?
Ou peut-être de plus loin encore… des années ’60-’70, quand notre intelligentsia alors dissidente (devenue aujourd’hui « de droite ») était éduquée dans l’esprit le plus progressiste et le plus gauchiste des universités marxistes de l’Ouest, dans l’idéologie de « l’École de Francfort » ?
Est-ce le mimétisme et les tournures francisées de la fin du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle (dont se moquait I. L. Caragiale) ?
Fut-ce un signe avant-coureur du triste destin de ce peuple que d’avoir accepté avec joie en 1866 une dynastie étrangère — probablement le choix le moins nocif de ceux énumérés ici ?
Ou peut-être tout cela fut-il préparé avant même 1848, lorsque notre jeunesse était éduquée dans « l’esprit du changement » et des « Lumières » occidentales, dans l’esprit de la révolution et du reniement des traditions et des origines.
Et peut-être l’épine empoisonnée de notre humiliation et de notre servilité vient-elle de plus loin encore : des centaines d’années où nous fûmes serfs et vassaux d’étrangers, de maîtres étrangers, qu’ils fussent romains, turcs, hongrois, polonais, russes ou, plus récemment, américains, allemands, français, autrichiens, néerlandais… enfin, à peu près n’importe qui passe par là et demande terre et eau.
Je sais que ces questions dérangeront beaucoup de monde. C’est ce que je veux ! Vous sortir du confort psychique de votre monde virtuel où le but suprême est un téléphone à plus grand écran, des vacances « à l’étranger » et une voiture allemande neuve… et de l’illusion qu’en prenant des maîtres étrangers vous les obtiendrez plus facilement !
Réveillez-vous ! Et si vous voulez à tout prix copier les étrangers, copiez leur fierté, leur arrogance, voire leur xénophobie, leur avidité pour l’intérêt national, leur désir de dominer et d’avoir des esclaves, tels que vous !
Ou soyez seulement comme nous, les Roumains, le sommes depuis des centaines d’années : excessivement accueillants et humbles.
Mais pas esclaves et pas serviles !
#SoyezFiers !
#NeSoyezPasDesEsclaves !
#CoalitionPourLaNation.
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