14 novembre 2019
« Comment cela, maître ? »
Un libéral me demandait sur un plateau de télévision : « Comment se fait-il, monsieur, que vous, avocat — profession libérale —, ne souteniez pas les mesures libérales, les politiques de droite ? »
Je lui ai répondu sèchement : « Non, si elles sont antinationales ! »
Ce que j’ai vu aujourd’hui chez Cîțu, ministre de la fumée et des Finances, renforce ma conviction que les mesures prévues par les libéraux sont d’abord antinationales et ensuite seulement de nature manifestement néolibérale.
D’abord, toutes les mesures de « libéralisation » — si l’on entend par là les emprunts auprès des institutions financières internationales, la suppression de la taxation minimale des entreprises par l’abrogation de l’OUG 114/2018, la baisse de la consommation en faveur des « investissements publics » — jetteront la Roumanie dans une nouvelle et réelle crise économique, désastreuse pour le pays et pour les citoyens, mais extrêmement profitable aux banques, aux grands capitaux et aux corporations.
Je n’entrerai pas maintenant dans une analyse théorique. Mais dans une analyse appliquée, du point de vue de mes intérêts personnels, mais légitimes. Sincère comme vous me connaissez, je le reconnais : les mesures annoncées par les (néo)libéraux de Iohannis m’affecteront directement : j’ai vécu toute ma vie du travail dans le secteur privé, en faisant de petits investissements et en défendant les intérêts du citoyen ordinaire et des petits (au plus moyens) commerçants.
Or eux, les citoyens et les petits investisseurs, seront les premiers touchés par la « baisse de la consommation » au profit des « grands investissements » dont bénéficieront exclusivement les banques et les grandes corporations internationales… lesquelles sauront comment « sortir en perte » et/ou externaliser le profit.
Si c’est cela être « libéral », moi, simple citoyen qui ne suce pas l’État comme une tique et qui ne travaille pas avec des corporations et des multinationales, mais seulement avec d’autres simples citoyens comme moi… malgré ma profession libérale, JE NE PEUX PAS ÊTRE « LIBÉRAL » NI SOUTENIR LES « POLITIQUES DE DROITE » !
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